IISII
INTERNATIONAL INSTITUTE
for
SYSTEMIC INQUIRY AND INTEGRATION

A Special Interest Group (SIG) of the
International Society for the Systems Society (ISSS)
formerly ISGSR.

Presents

An activity of the Primer Group

THE FIRST INTERNATIONAL ELECTRONIC SEMINAR
ON WHOLENESS
December 1, 1996; to December 31, 1997


http://www.newciv.org/ISSS_Primer/seminar.html


LIAISONS et SYSTEMES

Copyright : Henry Cohen - 89520 SAINTS - France

TABLE DES MATIERES

PREMIERE PARTIE

1. ESSENCE - EXISTENCE - VALEUR
2. VALEUR AFFICHEE, EXISTANT
3. OBSERVATION
4. LIAISONS

5. QUESTIONS
6. CYCLES ET VALEUR AFFICHEE
7. LIMITES
8. GENERATION d'UN EXISTANT
9. MECANISME DES CYCLES
10 . TRANSFERTS
11. DYNAMIQUE des LIAISONS
12. PROGRAMMES
13. AGENTS
14. SYSTEMES
15. FREQUENCES ET LIAISONS

SYMBIOTIQUES

16. LA FORME
17. NIVEAUX
18. ALEATOIRE et CONTINU E
19. CHAMPS ET INTERACTIVITE
20. RETROACTION
21. DU PLUS PETIT AU PLUS GRAND

DEUXEME PARTIE

INTRODUCTION A UNE LOGIQUE SYSTEMIQUE

22. LE TEMPS
23. SYSTEMES DE REFERENCE
24. FORMATION D'UN REFERENTIEL
25. LES CONCEPTS
26. GENERALISATIONS
27. PROSPECTIVE
28. QUANTITE ET QUALITE
29. VITESSE
30. CRITIQUES
31. GLOSSAIRE
32. POSTFACE

AVANT-PROPOS

ONE

Une philosophie ne peut se construire qu'a partir des connaissances disponibles.

Dans l'histoire de la philosophie, Pythagore, Heraclite, Socrate, Aristote, Platon, ont pose quelques unes des premieres bases.

Les connaisssances dont ils disposaient etaient celles du cinquieme siecle avant J.C., dans le cadre mediterraneen.

Au debut du XVIeme siecle, la revolution copernicienne remplace l'illusion de la terre "centre du monde" , par la notion d'une terre devenue simple planete du Soleil. La terre etait fixe, elle devient mobile.Se creent alors de nouvelles conditions pour une actualisation, une mise a jour de la philosophie.

Alors que Descartes fonde les notions d'analyse et de synthese, Leibnitz introduit celles de dynamique dans la pensee. Kant se pose des questions sur la validite de notre raisonnement. Par sa dialectique et le jeu des quantites et qualites, Hegel introduit les notions d'interactivite, de relativite.

Toutefois, a l'epoque, la ronde des planetes semblait immuable, inscrite dans les faits pour l'eternite, depuis l'eternite.

La lumiere se deplacait (deplacait ?) en ligne droite.

Les certitudes etaient omnipresentes. L'acquis des connaissances etait definitif. Ce qui avait ete grignote sur l'ignorance etait stable, definitif, irrefutable.

La science avait etabli une doctrine, l'epistemologie, qui etablissait les criteres selon lesquels un resultat etait scientifique ou non. Et ce qui n'etait pas "scientifique" n'avait aucune existence legale, en tant que phenomene observable. L'epistemologie est une extension de la logique, appliquee a l'etude scientifique.

Mais, depuis la fin du XIXeme siecle, les connaissances se sont accrues de maniere considerable, et en particulier dans la deuxieme partie de ce XXeme siecle finissant.

Il s'agit, entre autres, de relativite, de mecanique quantique, de la theorie des champs, du principe d'incertitude, de la systemique, de la geometrie fractale, des theories du chaos, des connaissances acquises par l'astrophysique (big bang, trous noirs).

Toutes ces theories, elaborees a partir de l'observation, font toutes intervenir une notion d'interaction et de mouvement.

La trajectoire de la lumiere, rectiligne dans l'absolu, s'incurve en presence d'une masse. En remplacant la conception d'une lumiere "en soi", absolue, par celle d'une lumiere "par rapport a..." il y a approche plus reelle de la notion de lumiere. Plus le rapport des masses est grand, plus la distorsion devient evidente.

Le principe d'incertitude montre egalement qu'une observation est "incurvee" par la presence des moyens d'observation. Le rapport des grandeurs intervient de la meme maniere. Maintenent on sait qu'une recherche dans l'absolu de l'observe est impossible. Il y a toujours un jeu dialectique entre observant et observe.

Une forme dans l'absolu nous parait unique. Parfois, la geometrie fractale, montre qu'elle peut etre multiple car elle peut etre juxtaposition de plusieurs fois sa propre forme de dimensions inferieures. Elle peut devenir elle-meme un element d'une forme plus importante, mais toujours identique. Un contenant et son contenu peuvent etre identiques, quant a leur forme, a des echelles differentes, bien entendu.

Il y a le relatif entre observe et observateur. Il y a egalement le relatif entre contenant et contenu, de meme qu'entre observe et son environnement.

Le developpement de l'informatique, par la necessite de "programmer", a sensiblement modifie la maniere de penser .. Une programmation strictement lineaire (absolue) ne permet d'executer que des operations simples. La calculatrice en est l'exemple, car on y entre des valeurs absolues et l'on en retire egalement des valeurs absolues.

L'utilisation de "boucles" (cycles) permet d'explorer des territoires plus vastes.grace a l'introduction de comparaisons (si, alors, faire tant que, etc). La comparaison introduit le relatif dans l'absolu. La programmation permet alors de fixer des choix "par rapport a ..."

Absolu consiste a dire que l'objet analyse est separe de son contexte, de son environnement, et par consequence, de l'effet de l'environnement sur l'objet, en ignorant les rapports entre observant et observe.

Relatif consiste a apprecier un phenomene "par rapport a...". Autrement dit, le "par rapport a..." peut s'appliquer a tellement d"elements divers qu'une "loi" ne peut se valider que "par rapport a..."

Il est apparu alors que toutes les certitudes, autrefois triomphantes, etaient, elles aussi, grignotees par cette nouvelle vision du monde qui, de fixe, devient evolutive, d'absolue devient relative.

Le determine devient "relativement" indetermine, l'univoque equivoque.

Les certitudes deviennent incertitudes. Fortes, faibles, ou imperceptibles, les erreurs d'appreciation sont toujours presentes. La certitude, en soi, perd son sens.

Et, cependant, notre mode de pensee reste base sur les notions de syllogisme, de tiers exclu, et d'analyse cartesienne, qui "lyse", decompose un tout pour retrouver ses composants, avec l'idee acceptee que ce meme tout soit la somme de ses composants. Le cartesianisme raisonne sur la base de l'absolu des phenomenes.

Aucune de ces notions n'integre la notion de relativite qui fait que si la cause induit l'effet, celui- ci, tot ou tard, ineluctablement, modifie la cause, car il a modifie l'environnement. La encore, le rapport de grandeur entre observes intervient sur la lisibilite de l'effet de retroaction.

Rarement nous ne tenons compte du caractere cyclique des phenomenes, ni de leur immersion dans un ensemble, ni de l'effet en retour, ni des limites de validite, tous sujets qui seront developpes, entre autres, dans cet essai.

Ne pensons-nous pas parfois avec une approche restee absolue ?

Nous en avons a peine conscience, car elle a sous-tendu toute notre formation intellectuelle, culturelle et scientifique.

Il est plausible de penser que toutes ces nouvelles connaissances suggereraient de nouvelles propositions philosophiques.

Il ne semble pas que des formulations theoriques, s'apparentant a une philosophie contemporaine, se soient manifestees sauf, peut-etre, partiellement, au travers de la systemique.

Nous tentons, avec modestie, de poser quelques jalons sur cette voie.

Pour poser les bases d'une logique, il faut proceder a une synthese de nos connaissances actuelles en essayant de resumer, si possible, celles-ci en quelques propositions.

En consequence, la premiere partie de cet essai concerne ce que nous discernons de commun dans la dynamique des differents champs de connaissance.

Nous tenterons d'etablir que la dynamique de tout observe est inscrite dans un systeme qui :

- acquiert, transforme, restitue,

- ne peut fonctionner qu'a l'interieur de limites,

- inclut d'autres systemes et est lui-meme une partie incluse dans un super-systeme.

La seconde partie tente de formuler une logique et exerce une critique sur la validite de toute proposition (y compris les notres), analysee sous l'angle d' une dynamique systemique.

Il est bien difficile de proposer un mode de pensee different en utilisant les mots et symboles utilises et fixes par une tradition et une culture de plusieurs siecles.

Nous defoncerons plus d'une fois des portes ouvertes, mais au dela desquelles on n'aura peut- etre pas porte toute l'attention voulue a ce qui semble apparaitre evident.

De plus, tous nos raisonnements sont lies a notre comprehension d'humains a la fin du vingtieme siecle, ayant recu une culture "occidentale".

Il est vraisemblable que d'autres cultures donneraient d'autres explications aux relations que nous tentons d'etablir entre phenomenes, en utilisant une symbolique, une conceptualisation differente de la notre.

Nous ne donnons, par principe, aucune reference.

Les reflexions, precedemment formulees par d'autres penseurs, ne donnent aucune valeur supplementaire a nos propositions. Elles risquent de les influencer, de les orienter.

C'est pourquoi nous ne nous placerons pas sous leur caution, preferant celle du lecteur.

Ainsi, chacun pourra discerner, sous les mots, ses propres references !

PREMIRE PARTIE

ESSENCE - EXISTENCE - VALEUR

J'ecris, par exemple " 7 ".

J'aurais pu preferer 9 ou 345 ou tout autre nombre.

Revenons a ce " 7 "

Que savons nous de lui, ou ...d'elle ?

C'est d'abord un nombre.

4, 3, 5, 2, 2914, 2907 sont des nombres.

Pour differencier ces nombres, nous pouvons dire qu'il presentent chacun une valeur qui lui est propre.

4, 3, 5, 2, 2914, 2907 sont tous des nombres, chacun ayant sa valeur.

- Le nombre sept se presente (pour nous) sous deux lectures :

- celle de son essence (C'est un concept constituant un ensemble vide)

- celle de sa valeur, qui est " 7 ".

Nous savons bien que ces valeurs sont symboliques (irreelles, non reelles) car vides de contenu. Elles sont conceptuelles. Le nombre " 7 " peut concerner aussi bien 7 molecules que 7 chiens ou encore 7 avions ou 7 chocolats.

Si nous ajoutons 3 a 4 nous savons avec certitude que " 7 " sera le resultat selon les definitions donnees a trois, quatre et sept. Mais si nous considerons isolement ce resultat sept, nous ne savons pas par quoi il a ete constitue.

Trois plus quatre font sept . Et cinq plus deux ? et deux mille neuf cent quatorze moins deux mille neuf cent sept ? Ils font tous " 7 ".

Trois et quatre, en qualite d'essences ayant chacune sa valeur, etaient presumees "etre" isolement avant de devenir " 7 ". Il a fallu que "quelque chose" les lie. Nous reparlerons en detail de cette notion de liaison, qui peut etre positive ou negative ( plus, moins, lier, separer).

La liaison est un fait que l'on peut observer a longueur de temps..

Toute activite est une sequence de liaisons. Rien ne peut vivre, exister, subsister, durer, evoluer, changer, agir, fonctionner, se developper, diminuer, s'arreter, disparaitre, sans que des liaisons interviennent en permanence.

L'operation de liaison s'est faite dans le temps, et dans le sens du temps. Il y avait d'une part 4 et 3, et ensuite 7. "Ensuite", c'est a dire "apres" succedant a "avant".

En observant " 7 ", on ne peut revenir en arriere dans le temps pour assister a l'operation et percevoir les composants avant la liaison et l'operation de liaison.

Par ailleurs, les nombres " 4 " et " 3 " (ceux qui ont forme " 7 " par une liaison) etaient eux memes les resultantes d'operations de liaison entre des elements que nous ignorons. Par quoi ont-ils ete formes ? Et anterieurement ... ? Et anterieurement ... ?

Pour une liaison, il y a deux antecedents. Pour l'ensemble de ces deux antecedents, il y aura eu 4 liaisons et ainsi de suite. Le nombre de liaisons concretes ayant donne naissance, par exemple, a un ordinateur donne le vertige ...

Nous pouvons en consequence dire que ce " 7 " en question est la valeur affichee la plus recente de tout un ensemble de liaisons anterieures dont nous ne pouvons avoir connaissance si nous ne disposons pas d'informations anterieures, exterieures.

La valeur affichee de ce nombre serait comme le sommet apparent d'une pyramide cachee a tout jamais.

Ces trois notions d'essence , valeur affichee et liaison pourraient -elles s'etendre a d'autres domaines que celui des nombres ?

Le mot "maison" est- il aussi un essence ? Oui, car il s'agit de toute maison imaginaire repondant a la definition de maison. Il s'agit d'un ensemble vide... Nous dirons qu'il s'agit du concept "maison"

Cette maison, que vous habitez, observee aujourd'hui, est la valeur affichee de tout ce qui s'est passe anterieurement, depuis sa conception et sa construction, a savoir l'effet des actions de ses constructeurs et habitants successifs, des intemperies et de tout ce qui y a produit des modifications par liaisons. Elle est identifiable, unique.

Cette maison n'est plus une essence, mais possede une existence. Nous utiliserons le mot existant : E , pour definir tout ensemble qui releve de l'existence. Il s'agit de tout ce qui a une existence physique connue ou encore non connue.

Son historique ne peut etre connu que par des elements exterieurs anterieurs, tels qu'archives, connaissances des styles, recits, plans successifs, etc. Son apparence (valeur affichee) ne peut totalement rendre compte de son passe.

L'existant "banque" est le nom de votre banque : E/banque

Votre solde de banque represente la valeur affichee actuelle du contenu de votre compte. Il est la resultante des liaisons effectuees depuis l'origine du compte, versements et retraits.

Chaque versement ou retrait est la resultante de liaisons effectuees et dont la resultante est une depense ou une recette. Ce nombre est la manifestation, a lui tout seul, de la multitude des evenements de votre vie bancaire et, au dela, de votre vie economique, sociale, professionnelle. Interviennent egalement l'environnement economique, social, professionnel, technologique de la periode historique et du lieu dans laquelle vous vivez.

Apres trente ans d'activite de votre compte, les milliers de transactions, de liaisons, sont inscrits, dans un seul chiffre : le solde.

Dans ce chiffre s'inscrivent, en arriere plan, toutes ces conditions. Si elles avaient ete differentes, ce chiffre aurait ete different.

Certains remarqueront que "banque, solde" sont des fictions et n'ont aucune existence reelle. La deuxieme partie analysera les notions de concepts reels et concepts ideaux.

Le mot "livre" est une essence.

Ce livre (existant) , quel que soit son titre, celui que vous tenez entre vos mains est la resultante, entre autres :

- des liaisons dans la pensee de l'auteur transcrites en langage ainsi que toutes les liaisons necessaires pour assurer leur transformation physique en caracteres d'impression,

- des liaisons qui ont transforme l'arbre en pate a papier ainsi que toutes les liaisons necessaires pour assurer sa transformation en papier en y ajoutant toutes les liaisons de faconnage pour en faire un livre,

- des liaisons entre divers materiaux pour faire une encre,

- des liaisons entre papier et encre,

- des liaisons entre les differents elements enumeres.

- des liaisons entre editeur, imprimeur, messageries et libraire qui ont transfere ce livre entre vos mains

Cette vision des operations est encore tres succincte.

Ce livre est la valeur affichee aujourd'hui d'un ensemble de liaisons anterieures, et constitue le sommet actuel de la pyramide de ces liaisons .

Lorsque vous mangez du chocolat, vous est-il arrive de vous poser des questions ?

- en quel lieu, dans quel paysage a pousse la plante qui a fourni les feves ? - quel est l'aspect de l'homme qui l'a cueilli ? - comment etaient ses parents ? - qui a transporte les feves vers l'usine ? - en quel lieu a pousse la plante qui a servi a confectionner le sac de transpo rt

- qui a transforme ces feves en chocolat ? - qui est intervenu dans la fabrication ? - ou ? - quel est le bateau qui a transporte ce chocolat ? - ou a-t-il ete debarque, puis faconne ? - dans quel paysage a pousse l'arbre qui a servi pour le papier d'emballage ? - quel est le graphiste qui a concu l'emballage ? - quel transporteur a livre ce paquet a l'endroit ou il a ete achete ? - qui a commande ce chocolat ? - qui a choisi d'acheter celui la plutot qu'un autre ? - finalement, quelles sont les multitudes d'actions effectuees pour que ce morcea u de chocolat arrive jusque chez vous ?

Et ce verre de vin ? Le verre et le vin ?

Des complexites d'evenements (liaisons) se sont passees pour que ce chocolat, ce verre, ce vin (ces existants) arrivent chez vous. Ils sont tous le sommet d'une pyramide que la simple observation ne permet pas de connaitre. Cette pyramide est unique pour chacun des elements observes.

Cela signifie que toute observation s'applique a un "etre" unique et que, par suite, toute observation est unique.

S'il en est ainsi, comment peut-on etablir des lois concernant un grand nombre d'unicites ?

Le niveau d'observation permet de le comprendre. Ce sujet est traite ulterieurement.

RCAPITULATION

Toute activite est une sequence de liaisons. Rien ne peut vivre, exister, subsister, durer, evoluer, changer, agir, fonctionner, se developper, diminuer, s'arreter, disparaitre, sans que des liaisons interviennent en permanence .

Pour une liaison, il y a deux antecedents. Pour l'ensemble de ces deux antecedents, il y aura eu 4 liaisons et ainsi de suite.

Ce que nous observons est la valeur affichee la plus recente de tout un ensemble de liaisons anterieures dont nous ne pouvons avoir connaissance si nous ne disposons pas d'informations anterieures, exterieures.

Toute observation s'applique a un etre unique et , par suite, toute observation est unique.

Le niveau d'observation permet de comprendre comment on peut etablir des "lois" generales concernant des entiers uniques.

VALEUR AFFICHEE - EXISTANT

La valeur affichee est celle que nos sens nous permettent de connaitre.

Le contenu est inconnaissable directement sans passer par l'intermediaire de nos sens.

Chacun d'entre eux peut observer ce qui ressort de son domaine, c'est a dire une bande de frequences limitee, laissant inconnaissable une partie des frequences qui pourraient etre observees.

L'ensemble des sens ne peut observer la totalite d'une realite !

Des instruments techniques permettent observer plus finement. d'amplifier ou modifier nos observations sensorielles. Microscopes, telescopes, analyseurs de frequences ou de contenus chimiques, amplificateurs, filtres, permettent de "voir " ou d'entendre plus ou mieux ou autrement. Les appareils de mesure aident notre vue a integrer des informations qu'elle ne pourrait le faire autrement.

Remarquons que l'observateur ultime, dans tous les cas, est l'homme lui-meme

Et il n'y a pas d'exemple d'observation ou d'information qui ne lui parvienne, en dernier ressort, autrement que par l'un de ses sens.

Il y aura probablement des zones a jamais interdites a notre observation, a savoir celles qui ne peuvent etre decelees par nos sens, eventuellement aides par des instruments. Cela ne signifie pas qu'elles n'aient pas une realite.

L'intuition, l'instinct, l'affectivite, la telepathie sont peut-etre des sens..., en un certain sens !

RECAPITULATION

Toute activite est une sequence de liaisons. Rien ne peut vivre, exister, subsister, durer, evoluer, changer, agir, fonctionner, se developper, diminuer, s'arreter, disparaitre, sans que des liaisons interviennent en permanence .

Pour une liaison, il y a deux antecedents. Pour l'ensemble de ces deux antecedents, il y aura eu 4 liaisons et ainsi de suite.

Ce que nous observons est la valeur affichee la plus recente de tout un ensemble de liaisons anterieures dont nous ne pouvons avoir connaissance si nous ne disposons pas d'informations anterieures, exterieures.

Toute observation s'applique a un etre unique et , par suite, toute observation est unique.

Le niveau d'observation permet de comprendre comment on peut etablir des "lois" generales concernant des entites uniques.

Un contenu est inconnaissable directement sans passer par l'intermediaire de nos sens.

L'ensemble des sens ne peut observer la totalite d'une realite !

Il y aura probablement des zones a jamais interdites a notre observation, a savoir celles qui ne peuvent etre decelees par nos sens, eventuellement aides par des instruments. Cela ne signifie pas qu'elles n'aient pas une realite.

OBSERVATION

Lors d'une observation, interviennent les elements suivants :

- l'observateur - l'observe - le rapport des grandeurs

Nous avions remarque, dans l'avant-propos, que la trajectoire d'un rayon lumineux etait modifiee, incurvee par la presence d'une masse.

La theorie des incertitudes montre que la presence d'un observateur peut perturber l'observation. On peut penser que cette perturbation puisse etre differente selon le rapport de "grandeur" ou de "masse" entre observateur .et observe.

Cette notion de rapport des grandeurs est tres importante aussi bien pour l'observation que pour les mecanismes des liaisons.

L'observation d'une valeur affichee est alteree par la presence d'un observateur . Elle est tributaire de son interaction avec l'observateur. On ne peut imaginer l'apparence qu'elle aurait en dehors de cette presence.

Cette alteration peut etre imperceptible si l'interaction est faible, c'est a dire si le rapport des grandeurs est lui-meme tres grand. Ce rapport est toujours et obligatoirement different d'une "egalite", car les intervenants ne seront jamais identiques.

Dans le cas d'un rapport de grandeurs important, la valeur affichee est differente de celle que l'observateur devrait "theoriquement" constater.

Une question debattue par les philosophes est de savoir si le monde existerait si nous n'etions pas la pour l'observer.

Cette question parait in-sensee. En effet, comment parler d'existence s'il n'y a pas d'observateur pour constater ou non l'existence.

S'il n'y a plus d'observateur, il n'y a plus constat d'existence d'une valeur affichee, sous la forme que nous observons. Il n'y a plus de rapport de grandeurs Et, dans ce cas, que signifie le mot existence ?

Supprimons l'observation, il n'y a plus d'existence, pour nous.

Tout le reste est speculation sans reponse pour nous.

Nous insistons bien : la valeur affichee est l'apparence, pour nous, d'un contenu.

RECAPITULATION

Toute activite est une sequence de liaisons. Rien ne peut vivre, exister, subsister, durer, evoluer, changer, agir, fonctionner, se developper, diminuer, s'arreter, disparaitre, sans que des liaisons interviennent en permanence .

Pour une liaison, il y a deux antecedents. Pour l'ensemble de ces deux antecedents, il y aura eu 4 liaisons et ainsi de suite.

Ce que nous observons est la valeur affichee la plus recente de tout un ensemble de liaisons anterieures dont nous ne pouvons avoir connaissance si nous ne disposons pas d'informations anterieures, exterieures.

Toute observation s'applique a un etre unique et , par suite, toute observation est unique.

Le niveau d'observation permet de comprendre comment on peut etablir des "lois" generales concernant des entites uniques. ---

Un contenu est inconnaissable directement sans passer par l'intermediaire de nos sens.

L'ensemble des sens ne peut observer la totalite d'une realite !

Il y aura probablement des zones a jamais interdites a notre observation, a savoir celles qui ne peuvent etre decelees par nos sens, eventuellement aides par des instruments. Cela ne signifie pas qu'elles n'aient pas une realite. ---

La theorie des incertitudes montre que la presence d'un observateur peut perturber l'observation. On peut penser que cette perturbation puisse etre differente selon le rapport de "grandeur" ou de "masse" entre observateur et observe.

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